Message du président 12 janvier 2026
Chers amis,
Le samedi 7 février prochain, nous aurons l’honneur et le plaisir d’accueillir Monsieur Gonzague Espinosa-Dassonneville.
Il nous parlera de la vie du général Maximilien LAMARQUE.
Immortalisé par Les Misérables, le général Lamarque, né à Saint-Sever en 1770, est surtout connu pour ses funérailles qui ont dégénéré en juin 1832, en une insurrection républicaine.
Ce personnage haut en couleur est paradoxalement plus connu pour sa mort que pour sa carrière.
Qui était-il véritablement alors que Napoléon, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, le cite comme l’un de ses futurs maréchaux s’il était resté sur le trône ?
Resté indéfectiblement un homme de 1789, deux carrières se sont offertes à lui : l’une par le sabre, l’autre par le verbe.
Enthousiasmé par les idées révolutionnaires, il s’engage comme simple soldat, devient capitaine dans l’armée des Pyrénées face aux Espagnols, passe à l’armée du Rhin où il est fait général de brigade par Bonaparte. Après Austerlitz, il accompagne en Italie Joseph Bonaparte puis Murat roi de Naples.
Remonté vers l’Allemagne il participe à la bataille de Wagram, puis retourne en Espagne aux côtés du roi Joseph. Sous la Restauration, il est proscrit puis mis à la retraite.
Défenseur infatigable des droits du peuple et ami constant de la liberté, élu député de Saint-Sever sous Louis-Philippe, Lamarque a été, selon Victor Hugo, « aimé du peuple parce qu’il acceptait les chances de l’avenir, aimé de la foule parce qu’il avait bien servi l’Empereur... »
Il a été aussi un Landais soucieux du sort de ses compatriotes en proposant des solutions à leurs problèmes économiques.
Frédéric Bastiat fut un grand admirateur de Lamarque, participa en 1830, à Bayonne aux négociations qui permirent de faire flotter le drapeau tricolore sur le fort de Bayonne. Devant les difficultés à prendre possession de ce fort, il alla jusqu’à imaginer la création d’un maquis en Chalosse.
Heureusement la garnison céda sans que le sang coule.
On peut dire que Bastiat, à la suite de Lamarque, fut un Landais républicain qui ne vit son objectif atteint qu’en 1848, avec la IIe République. Pour affronter d’autres difficultés !
Cette conférence nous décrira une autre face de l’émancipation des Landais au début du XIXe siècle, différente de celle que nous connaissons à travers Bastiat, car le général Lamarque était séparé de lui par une génération. Ainsi, lui ne put voir triompher ni la République qu’il aimait, ni le IIe Empire qui ne lui aurait certainement pas déplu !
A l’occasion de la nouvelle année l’hôtel SOURCEO a indexé ses tarifs, indexation qui reste tout à fait raisonnable.
C’est ainsi que désormais les frais de participation au déjeuner débat s’établissent à 44 euros pour les membres à jour de leur cotisation lors de l’inscription et de 53 euros pour les membres non à jour de leur cotisation lors de l’inscription ainsi que pour les invités.
Nous vous remercions pour votre fidélité au Cercle, condition indispensable à son existence.
Chers adhérents, chers amis, recevez l’expression de ma parfaite considération.
Le Président,
Dominique Menaut.
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