| Le congrès du bicentennaire (rapport paru dans "Lumières Landaises") |
| Pourquoi l'usage de l'anglais ? (article paru dans "Les Echos") |
| Sommes nous toujours dans un pays libre? (article paru dans "Sud-Ouest") |
En 1990, il y a maintenant 11 ans, naissait le Cercle Frédéric Bastiat, avec pour vocation "de faire revivre le grand économiste et humaniste libéral, et de diffuser sa morale de liberté et de responsabilité individuelles".
Le congrès du bicentenaire, organisé par notre cercle, peut-être considéré comme le triomphe de cette entreprise. Réunissant 200 congressistes en provenance de 30 pays, dont 20 orateurs d'une exceptionnelle qualité, il a fait l'objet de commentaires enthousiastes de la part de tous ceux qui y ont participé, et il a largement fait parler de Bastiat dans la presse.
Notre président appartient à deux sociétés culturelles internationales de philosophie libérale :
Les membres de ces associations, personnes généralement très cultivées, partagent une même admiration pour une dizaine d'auteurs, dont le plus populaire est sans doute Frédéric Bastiat.
Il y a trois ans, au congrès de l'ISIL à Berlin, on commença à parler du bicentenaire de la naissance de Bastiat. Il fut décidé que le congrès annuel de l'ISIL se tiendrait à cette occasion dans les Landes. Il fut demandé à notre président si le Cercle Frédéric Bastiat accepterait de l'organiser. Le Cercle assumerait l'organisation matérielle et financière, ISIL et LI assurant le marketing en dehors de la France.
À l'Assemblée Générale qui suivit, en décembre 1998, Jacques de Guenin transmit la proposition, qui fut approuvée à l'unanimité. Il fut également décidé de modifier la composition du Conseil d'Administration, afin que ce dernier s'identifie à l'équipe qui allait préparer ce congrès autour de Jacques et Odette de Guenin : Philippe et Françoise Couture, Régis Blin, Diana et Gérard Dupuy, Henri-Bernard Lapeyre, Jean-Claude Paul-Dejean, auxquels allaient bientôt se joindre Pierre Tabarin, animateur du Cercle Frédéric Bastiat de Bayonne. Cette équipe allait se réunir huit fois pendant les deux ans et demi qui ont précédé le congrès, afin d'en mettre au point les modalités.
Les premières inscriptions se sont matérialisées en Juillet 2000, lors du congrès de l'ISIL qui s'est tenu dans l'Ontario, au Canada. Elles se sont poursuivies de manière relativement continue pendant les mois qui ont suivi.
Vers la fin de l'année dernière, compte tenu de l'expérience passée, nous tablions sur cent à cent vingt personnes. Mais dès le mois de mars de cette année, il devint évident que nous allions dépasser les deux cents, et comme nous ne pouvions en accommoder plus, nous avons dû nous résigner à arrêter les inscriptions.
Les Etats-Unis ont fourni le plus fort contingent avec 75 personnes. Venaient ensuite la France avec 30 personnes, puis la Lithuanie (15 personnes venues en autocar), le Royaume Uni (8), la Suede (8), la République Tchèque (6), le Canada (5), la Hollande (5), l'Afrique du Sud (4), et la Suisse (4). Les autres pays, comptant de un à trois représentants, étaient : l'Albanie, l'Allemagne, le Bélarus, la Belgique, le Costa-Rica, le Danemark, l'Equateur, les Iles Cayman, l'Inde, l'Italie, le Montenegro, la Mongolie, le Nigeria, la Norvège, le Perou, la Pologne, la Roumanie, la Somalie, et le Sri-Lanka.
Ainsi s'est trouvé confirmé l'extraordinaire intérêt dont jouit toujours Bastiat dans le Monde.
Il y avait 20 orateurs, certains si prestigieux que nous ne pensions pas qu'ils accepteraient de venir.
Ils se composaient de huit professeurs d'université, trois auteurs d'ouvrages politico-économiques de grande réputation, trois experts internationaux, respectivement en agriculture, droit, et finances, deux anciens dirigeants d'entreprises mondiales, le président de la succursale texane, et membre du conseil de la Banque de Reserve Fédérale des Etats-Unis (un proche collaborateur d'Alan Greenspan), le président de l'Adam Smith Institute, la présidente de Contribuables Associés, un chirurgien suisse.
Les sujets portaient soit sur Bastiat lui-même, soit sur des thèmes chers à Bastiat. On en trouvera la liste sur notre site bastiat.net.
Le dimanche 1er juillet, quatre cars ont emmené les congressistes à Souprosse, pour une brève visite de Sengresse, résidence campagnarde de Frédéric Bastiat. Puis nous sommes arrivés sur la place de Mugron, devant la statue, où nous attendait le président du Conseil Général, le maire - mais aussi une délégation de "L'ATTAC", laquelle nous a aggressé par des slogans d'une puérilité affligeante.
Sur le socle de la Statue, "La Loi" est maintenant inscrite à la suite des trois autres ouvrages qui y figuraient déjà, grâce à une initiative de notre Cercle et l'accord de la municipalité. Le Maire, M. Pontarasse, devait dévoiler l'inscription, mais les trublions d'ATTAC avaient fait tomber le voile en voulant couvrir la tête de Bastiat avec un sac poubelle sur lequel étaient collés des billets de monopoly.
Henri Emmanuelli a alors prononcé une allocution de bienvenue, très étudiée, dans laquelle il a reconnu certains mérites à Bastiat, sans cacher qu'il ne partageait pas toutes ses idées. Il nous a ensuite conviés à un excellent buffet campagnard, déployé en face de cette superbe vue sur l'Adour et la forêt landaise dont on peut jouir depuis le bord de la place Bastiat de Mugron.
Plusieurs personnes d'ATTAC sont venues partager le buffet, et plusieurs personnes de notre groupe ont tenté d'engager le dialogue avec elles. Mais ce fut un dialogue de sourds.
La journée du lundi et la matinée du mardi ont été particulièrement studieuses, les congressistes témoignant pendant les discussions d'une culture et d'une faculté d'analyse impressionnantes, mais tout cela dans un esprit très bon enfant.
Le mardi après-midi, nous sommes allés à Bayonne inaugurer une plaque sur la maison natale de Bastiat, 7 rue Victor Hugo. Nous avons été à nouveau agressés par les slogans débiles proférés par une cinquantaine de gens d'ATTAC, mais nos congressistes ne les ont pas pris au sérieux, et ont couvert leurs voix en criant plus fort qu'eux "Liberté! Liberté!". Les manifestants ont fini par se disperser piteusement. La soirée s'est terminée paisiblement par un dîner à Arcangues, précédé d'un spectacle de pelote basque.
Le banquet traditionnel a eu lieu le mercredi soir, en présence d'Alain Madelin, grand connaisseur de Bastiat, qui nous a montré à quel point les enseignements de Bastiat restaient actuels. Les congressistes ont ensuite dansé joyeusement, mais jusqu'à une heure du matin seulement, car la matinée de jeudi était des plus fournies.
Environ 90 personnes s'étaient inscrites pour une randonnée conçue pour leur faire découvrir la région. Commencée jeudi après midi, elle devait permettre de voir Orthez, Bagnères, le pic du Midi, le Cirque de Gavarnie, Lourdes, Pau, la forêt landaise, Villandraut, et Bordeaux. Mais le mauvais temps nous a bloqué pendant cinq heures au pic du Midi, et nous avons dû renoncer à Gavarnie. Le samedi soir, le groupe a été reçu à la librairie Mollat, la plus importante d'Europe, devant une vitrine consacrée à Bastiat, puis dans une salle où Régis Blin nous a gratifiés d'un exposé très écouté sur Jefferson à Bordeaux. Nous avons ensuite été reçus à l'Hotel de Ville pour un cocktail très sympathique.
Le lendemain, le tour se terminait par une déjeuner au Relais de Margaux, après une visite de châteaux vinicoles.
Confirmant le bien fondé de notre effort pour réveiller l'intérêt de nos compatriotes pour Bastiat, le bicentenaire a fait l'objet de nombreux articles. Sud-Ouest a détenu la palme, avec quatre articles illustrés, bien fournis, et plutôt sympathiques, dans les éditions des Landes, deux dans les éditions des Pyrénées atlantiques, et un dans Sud-Ouest Dimanche. Les autres journaux ou magazines ayant parlé du bicentenaire sont "Les Echos" (deux articles), Le Point, Le Figaro Magazine, L'Homme Nouveau, Valeurs Actuelles, Les Quatre Vérités, Le Monde de l'Economie, The Wall Street Journal, The Economist, Die Frankfûrter Algemeine, Süddeutsche Zeitung, Schweizer Monatshefte, et Il Libero.
L'emploi de l'anglais comme langue de travail nous a valu diverses attaques, notamment de la part de Paul Fabra dans "Les Echos", et de diverses associations de "défense" de la langue française.
Notre président s'en est expliqué dans les mêmes "Echos" par un article que l'on trouvera ci-après.
Mais quelles que soient les raisons que nous avions de le faire, le conseil d'administration n'a pas fait ce choix de gaieté de cœur, en pensant à tous nos amis qui n'ont pu assister au congrès pour une raison de langue. C'est pourquoi nous sommes prêts à organiser une journée consacrée à Bastiat en Français si suffisamment de personnes le désirent. N'hésitez pas à nous envoyer un mot si tel est votre cas.
L'autre point noir a été le comportement d'ATTAC. Certes, il a plutôt amusé les congressistes et contribué à la notoriété du congrès. Il reste qu'il n'est jamais agréable de voir ses compatriotes se comporter comme des imbéciles mal élevés devant des étrangers. Jacques de Guenin s'est expliqué sur ce point dans l'article ci-après que Sud-Ouest a bien voulu reproduire in extenso.
Ce congrès a été un triomphe pour le Cercle, mais il ne faut pas que ce soit un point d'orgue. Le Conseil d'Administration va se réunir fin août afin d'en tirer des enseignements et de nouvelles idées pour le développement du Cercle. Tous les lecteurs de ce bulletin sont conviés à nous confier leurs propres idées, par téléphone, e-mail, ou courrier.
Dans sa dernière chronique, M. Paul Fabra s'indigne que l'on ait choisi l'anglais comme langue de travail pour le congrès que notre Cercle organise à Dax à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Bastiat. Cette indignation ne nous surprend pas, car c'est avec un certain déchirement, et après des débats sur plus d'un an, que nous avons dû nous y résigner. En voici l'explication :
Au cours du vingtième siècle, les universités, les lycées, la classe politique, se sont imprégnés d'une culture économique interventionniste, voire marxiste. Frédéric Bastiat est ainsi tombé dans l'oubli - dans son propre pays. Car dans les pays anglo-saxons, sa pensée est restée très vivace. Ainsi, "The Law" se vend toujours aux Etats-Unis au rythme de 15 000 exemplaires par an.
Jusqu'à ce que Florin Aftalion, Pascal Salin, Alain Madelin, Jacques Garello et moi-même fassions rééditer ses meilleurs textes, il y a seulement quelques années, l'œuvre de Bastiat était à peu près introuvable en France, et elle est toujours introuvable pour environ les 6/7èmes. En revanche on trouve en anglais, dans des éditions populaires et bon marché, à peu près les 2/3 de son œuvre.
Il n'est donc pas exact de dire que les conférenciers étrangers de notre congrès aient lu cet auteur dans le texte. En fait, ils ont tous lu Bastiat en anglais. Ainsi Bob Mc Teer, le gouverneur de la succursale texane de la FED, qui a tant fait pour répandre Bastiat dans le corps enseignant américain, et qui ouvrira le congrès par l'exposé "Why is Bastiat my Hero?", ne parle pas un mot de français.
Henri Lepage et Florin Aftalion, parmi bien d'autres, ont découvert Bastiat, en anglais, aux Etats-Unis. Moi-même, bien que Landais et élève de Maurice Allais, je n'ai découvert Bastiat que grâce à des amis américains. Aussi, bien décidé à le faire connaître dans son propre département, j'ai fondé le Cercle Frédéric Bastiat en 1990, et depuis, ce Cercle n'a cessé de travailler à faire revivre sa mémoire, en français.
Nous avons reçu des encouragements touchants - mais en anglais - de tous ces amis étrangers amoureux de Bastiat qui viendront avec enthousiasme au congrès de Dax. Loin de "proscrire" le français, nous les encouragerons à l'apprendre, car le français sera en effet beaucoup parlé dans ce congrès, en dehors des séances de travail.
Pour une association dépourvue de moyens matériels, l'organisation d'un congrès de 200 personnes en provenance de 28 pays est une tâche considérable. Sur ces 200 personnes, seulement 30% comprennent le français. Tous comprennent l'anglais. Bien sûr, nous avons étudié sous toutes ses coutures la possibilité de faire de la traduction simultanée. Mais une longue pratique des congrès bilingues m'a montré que cela ne marche que
Mais la raison qui pour nous a été déterminante, est que notre ami Jacques Garello organise un congrès international d'une semaine, avec traduction simultanée, sur le thème de Bastiat, dans le cadre de son Université d'été d'Aix-en-Provence, et que tous les amateurs de Bastiat qui ne parlent pas anglais pourront assister à son congrès.
J'espère que M. Fabra me rejoindra sur la conclusion suivante : si les enseignements de Bastiat avaient été suivis en France, même aussi incomplètement qu'ils l'ont été aux Etats-Unis, nous serions aujourd'hui le pays le plus prospère de la planète, et le français serait toujours la langue universelle de communication. Ce n'est pas la faute de notre Cercle s'il n'en est pas ainsi.
Jacques de Guenin
Président du Cercle Frédéric Bastiat
Frédéric Bastiat, on le sait, est né à Bayonne en 1801, et mort à Rome en 1850. Mais sa famille était originaire de Mugron, dans les Landes, où il vécut la plus grande partie de sa vie, et où se trouve aujourd'hui sa statue. Ce fut avant tout un humaniste, mais aussi un économiste d'une grande clarté et d'un humour dévastateur, un juge de paix équitable et efficace, et un homme politique d'une grande clairvoyance.
Frédéric Bastiat a révolutionné l'économie en la traitant du point de vue du peuple. Il a montré que les barrières au libre-échange ne profitaient qu'aux puissants, et qu'elles acculaient les pauvres à la misère et à la famine, obligeant les plus valides à émigrer. La libération des échanges obtenue par les efforts de son ami Cobden en Angleterre, mit fin à la famine qui régnait dans ce pays, et apporta au peuple un accroissement spectaculaire de niveau de vie. La misère atroce qui règne aujourd'hui en Corée du Nord, montre éloquemment la justesse des vues de Bastiat.
Il a aussi montré que la liberté des échanges et des communications favorisaient la paix. La création du marché commun en est un exemple éclatant. Alors que tant de haine existait jusqu'en 1950 entre la France et l'Allemagne, une guerre entre ces deux pays est devenue aujourd'hui impensable.
En dehors de la France, Frédéric Bastiat suscite une grande admiration comme économiste, et une grande affection comme humaniste. Aussi, pour le bicentenaire de sa naissance, n'est-il pas étonnant que notre Cercle se soit vu adresser de nombreuses sources la demande d'organiser un congrès pour honorer sa mémoire. Le Cercle a des moyens limités; il ne reçoit aucune subvention. Il s'est néanmoins attaqué avec enthousiasme à une tâche qui allait l'obliger à entretenir, sans secrétariat salarié, une correspondance suivie avec plusieurs centaines de gens sur la planète.
Jusqu'en mai de cette année, malgré ce travail intensif, nous vivions sur un nuage rose : les demandes d'inscriptions affluaient, en provenance de 28 pays. On n'avait jamais vu dans les Landes une délégation étrangère aussi importante depuis qu'Henri Plantagenet, Aliénor d'Aquitaine et leur suite étaient venus visiter leurs fiefs au Moyen Age. M. Emmanuelli avait accepté d'accueillir ces visiteurs, et M. Madelin, grand connaisseur de Bastiat, de leur dire un mot lors du Banquet final. Nous semblions donc nous rendre utiles à notre pays, à notre département, et à notre civilisation, même si, pour des raisons pratiques, il avait fallu choisir l'anglais comme langue de travail. Nous allions bientôt déchanter.
Dans les dernières semaines, les plus exigeantes, les attaques ont commencé. Ce furent d'abord les "défenseurs" de la langue française. Jour après jour, ils me harcelèrent de menaces par courrier électronique - dans un français d'ailleurs médiocre et haineux - en s'appuyant sur une de ces lois liberticides dont la France a le secret. Voici un extrait édifiant d'un poulet émanant du vice président d'une telle association :
"Si nous n'obtenons pas de garanties rapidement sur la conformité de votre colloque avec la loi précitée, nous nous verrons dans l'obligation de saisir le procureur de la République".
Ce fut ensuite une organisation de jeunes libéraux qui critiquèrent sur le "web" (pardon "la toile") la décision de faire ouvrir le congrès par Henri Emmanuelli.
Ce furent enfin les manifestations de l'ATTAC à Mugron et Bayonne. Beaucoup d'enseignants parmi eux. Leurs membres criaient des slogans primaires et généraux sans rapport avec le congrès. Toute leur science sur Bastiat était contenue dans un tract écrit par un professeur d'économie du secondaire connu pour enseigner à nos enfants les mérites de la planification soviétique, mais qui ne connaît manifestement qu'une infime fraction de l'œuvre de Bastiat. Quelques courbes mal maîtrisées pouvaient donner aux ignorants une impression de sérieux, mais pas aux professeurs d'université qui se trouvaient là.
Quant aux quelques cinquante étudiants impécunieux en provenance de pays pauvres, qui avaient eu tant de mal à financer leur voyage, ils ont été très surpris de se voir assimiler à des capitalistes sans foi ni loi.
Tous les participants ont d'ailleurs apprécié que les gens d'ATTAC couvrent la tête de Bastiat avec un sac poubelle, geste précurseur de ceux que faisaient les révolutionnaires lorsqu'ils cassaient les statues des saints dans les églises, ou les talibans lorsqu'ils ont mitraillé les statues de Boudha.
Je résumerai ainsi les comportements de ces différents acteurs. Les "défenseurs" de la langue française se sont conduits comme des délateurs en puissance. Les jeunes libéraux comme des enfants mal élevés. Les responsables d'ATTAC comme des coucous (cet oiseau qui vient s'installer dans le nid préparé par d'autres). Heureusement pour l'image des Landes qu'emporteront nos visiteurs, Henri Emmanuelli a été parfait. Quant à nous, au Cercle Frédéric Bastiat, nous continuons imperturbablement, sans haine ni préjugés, à essayer de comprendre les mécanismes de la société; de comprendre en particulier pourquoi tant d'enseignants, qui sont censés inculquer à nos enfants un minimum d'esprit critique, se précipitent sans discernement sur des slogans inconsistants et sans aucun rapport avec ce monde extérieur à leur cocon qu'ils haïssent sans le connaître.